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Chère adhérente, cher adhérent, bonjour,


Nous apprenons avec émotion la mort du Colonel Réveilliez,
survenue le samedi 17 janvier dernier à l'hôpital Bégin de Saint-Mandé.

Membre fondateur du Cercle Généalogique Lorrain d'Ile-de-France, Jean Réveilliez en a été le président pendant 20 ans. Membre de la Fédération, il collaborait également avec la presse spécialisée, écrivant pour elle des articles relevant notamment de son domaine de prédilection : l'Histoire des Armées.

Pour le C.E.G.F. et la France Généalogique, c'était un compagnon de route depuis de très nombreuses années. Habitué de la salle de lecture des archives de l’Armée de Terre (ancien Shat), il était l'un des piliers de notre équipe de recherches dans les dépôts d'archives de la région parisienne (v. photo).

Il donnait également des conférences dans nos locaux, afin d'aider les adhérents à progresser dans leurs recherches. De même, il était notre correspondant permanent à Vincennes pour tout problème de recherche dans les archives militaires.

La mise en bière et la cérémonie religieuse auront lieu à la chapelle de l'hôpital Bégin, au 69 de l'avenue de Paris, à Saint Mandé, le vendredi 23 janvier à 13h45.

Un avis doit paraître dans le Figaro.

Que Madame Réveilliez et sa famille sachent que nous n'oublierons pas le Colonel et que nous partageons leur peine.


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Il n'aura pas fallu longtemps pour connaître la réponse à l'énigme posée dans notre dernière lettre ! Jean-Pol Michel ayant fait appel à son réseau de correspondants bretons, ceux-ci se sont concertés sur un forum et l'affaire a été rondement menée.

Des débats passionnés, on peut faire la synthèse suivante :
- les trois points superposés indiquent une abréviation
- au XVIe siècle, on écrivait de la même manière le "1", le "i" et le "j"
- avec une grande certitude, on peut donc lire :

1580 - M (Mathurin ? Mathieu ? Maître ?) - J (Jean ? Jacques ?) LEGUERE

Le patronyme LEGUERE était courant, dans l'Ille-et-Vilaine actuelle, aux XVIe et XVIIe siècles. Son origine n'est pourtant pas bretonne et il a été notamment importé d'Eure-et-Loir et de la Sarthe. Ce qui explique que les spécialistes en inscriptions bretonnes aient d'abord été décontenancés par la forme particulière des caractères de cette inscription.

Il est donc probable qu'un individu nommé M. J. Leguere a émigré pour le pays gallo à la fin du XVIe siècle et qu'il a construit sa maison de ses propres mains, en 1580, aux environs de Baguer-Pican. Conformément à une tradition que l'on retrouve dans plusieurs régions de l'hexagone, il a laissé une trace de ce travail en gravant cette inscription sur le linteau de sa cheminée.